J'ai toujours eu plaisir à imaginer, à concevoir et à dessiner des logos pour mes sites internet et mes projets. J'ai toujours aimé dessiner et gribouiller.
2001, je travaille chez toutnancy.com. Je sors de l'école et c'est mon premier job à 100%. Je suis sortie de Sup'Est (l'école des commerciaux de l'ICN) mais je ne rêve que d'une chose : travailler sur le web pour développer des sites web, être webmaster et participer à la création d'un web libre, indépendant et gratuit. J'ai envie de toucher à tous les outils informatiques, développer en HTML et CSS avec Dreamweaver, je veux capter de l'audio et de la vidéo pour la transformer, la convertir en fichier numérique pour la mettre à disposition sur le web. Je veux créer le web, être acteur. C'est l'époque du DivX et des films que l'on gravent sur des CD, de Napster et du MP3, c'est l'arrivé de VideoLan, d'eMule et du partage en P2P. C'est la folie des jeux en réseau avec Counter Strike. C'est une époque très dynamique avec chaque mois un modem plus puissant qui promet un web plus rapide, avec plus de possibilités. En 2001, il n'y a pas de réseaux sociaux mais beaucoup de blogs personnels. MySpace arrive en embuscade, les guides de villes pullulent pour mettre en avant toute l'activité locale : la cible c'est PagesJaunes.
2001, je travaille dans un de ces guides de villes: www.toutnancy.com. Indépendant et centré sur la ville de Nancy nous listons tout à la main. Nous rédigeons plus de 1000 pages html quand PHP entre dans nos vies et qu'il est maintenant possible d'utiliser des variables et de recréer le site en utilisant une base de données. Cela nous permet de penser le site et notre mode de revenu totalement différemment. Nous créons notre propre régie pub en proposant à nos annonceurs des encars publicitaires au nombre de clics ou au nombre de vues dans les différentes rubriques du site. C'est révolutionnaire car nous proposons des engagements clairs basés sur des données tangibles analytiques.
Sur le web, en 2001, les forums sont rois. Pour y entrer il faut un pseudo et je n'en ai pas, alors j'en crée un en regardant par la fenêtre du bureau. Un grand sapin tremble dans le vent, j'ai trouvé mon pseudo. ce sera: SapinTremblant. Ce pseudo me suis depuis ce jour et je l'aime. J'ai créé un site web, fermé depuis, avec ce nom de domaine. Puis en arrivant sur Paris, j'étais devenu un Sapin Parisien alors j'ai créé SapinRisien.fr (fermé depuis et je le regrette car beaucoup des récits du site n'ont pas de sauvegarde alors je me bats avec la Wayback Machine pour tout récupérer).

J'ai donc créé un logo pour SapinTremblant car j'en ressentais l'envie et le besoin. Un logo simple que je viens de mettre à jour en partageant cette histoire avec mon fils. Comme j'ai tout perdu de cette époque, je redessine le logo, en fait deux ou trois versions un peu différentes et les lui partage pour avoir son avis. Le logo de ce site est la nouvelle expression de ce logo.
En 2006, je crée mon agence de créations graphiques et de site internet : AktiQ (Action Graphique). Alors biensûr je dessine un logo. Je la ferme en 2009. Ce fût une belle aventure. En 2006, je sors d'une année d'école “multimédia et conception graphique” et je décide que c'est le moment de mettre à mon profit mes compétences web, graphiques et “commerciales”. Vie un peu chiche mais enrichissante car je développe de nombreux projets différents. Déjà, se dessine mon identité orientée web minimaliste, léger, accessible et respectueux des standards pour un web rapide, efficace et innovant. Je découvre un CMS en XML (PluXML) et c'est différent de tout ce qui est disponible à ce moment la. Je ne veux pas faire les choses comme tout le monde, c'est certain. Mais c'est essentiellement alimenté par ma volonté de ne pas dépendre de contraintes techniques trop lourdes. PluXML permet de développer des sites avec des fichiers textes pour alimenter le contenu. Les sites sont donc transportables, légers et très facilement modifiables. J'ai accès au code et je peux tout transformer pour créer des expériences uniques. Je transforme non seulement la partie visible mais je propose beaucoup de modifications pour le backoffice qui permet à mes clients de rédiger leurs contenus avec le CMS.
Le forum de PluXML regorge de messages historiques sous mon pseudo SapinTremblant. A cette éqpoque, Romain (pseudo : Shnalla) et moi bouillonnons autour de PluXML. Nous y sommes très actifs et voyons en ce léger CMS la possiblité d'une expression singulière. Le projet est dynamique alors pour contribuer, nous proposons un Logo pour le rendre visible et reconnaissable. Ce logo est toujours le nôtre et nos noms sont mentionnés comme contributeurs. J'ai découvert ça il y a 15 jours et je trouve cela très cool. C'est un peu un vestige pour moi, une remontée dans le temps.

Je ne me souviens plus de l'inspiration de ce logo. Je me souviens qu'à cette époque, j'aime le graphisme typographique. La typo faisait le design.
En 2018, je décide de créer une marque de vêtement 100% laine mérinos pour les hommes et les femmes qui se déplacent à vélo. Je fais le constat que me rendre au bureau à vélo m'impose de me changer en arrivant au bureau. En 2018, les vélo électriques sont rares et chers, les pistes cyclables inexistantes à Paris et en France en général. Alors il faut se faire sa place sur la route parmi les voitures. S'engager dans un trajet vélo quotidien fait monter en température très rapidement. J'ai donc un tenue dans ma sacoche pour me changer en arrivant au bureau. C'est dans cet interstice que je décide de créer des polo élégants pour le #velotaf .
Je nomme cette marque Fausse Route et je dessine le logo en partant d'une route de montagne en épingle.

Un logo simple et reconnaissable que j'appose sur les manches de mes polos. Ce sera le seul élément de marque visible. Je veux une marque simple, discrète qui laisse la place à belle couleur de la laine et à la sobriété d'une tenue de travail confortable.
Au début du printemps 2025, je crée Amavita, une newsletter autour des sujets bien être qui importent pour moi: mouvement, déconnexion numérique, minimalisme et vie simple pour une longévité du corps et de l'esprit.

Amavita (Ama “aimer” + Vita “vie” en latin)
Le mantra d'Amavita: Aimer sa vie pour illuminer celle des autres.
Amavita est une philosophie de vie qui allie enracinement naturel, présence authentique et liens humains nourrissants, en libérant les individus et organisations de l'emprise numérique pour retrouver l'essentiel.
Très rapidement, j'ai envie de dessiner un logo. J'ai l'idée d'une fleur qui serait résistante, endurante et qui pousserait dans des lieux impossibles: l'edelweiss, symbole universel de résilience, pureté et épanouissement dans des conditions difficiles.
Amavita est l'art de transformer l'amour de soi en une force bienveillante.
En ce moment je raccroche les wagons de mon passé un peu oublié ou mis de coté. Cela me fait du bien de revisiter ces moments et de fouiller le web pour y retrouver, dénicher des fragments de mes contributions.
Je vous suis reconnaissant d'avoir lu ce récit. Si vous pensez qu'il a de la valeur pour vos proches, partagez-le.
Geoffrey - #amavita : Aimer sa vie pour illuminer celle des autres.
C'était une de mes premières excuses pour ne pas me mettre au vélo. Je le redoutais sans trop y penser finalement, me disant que cela n'arriverait pas (c'était avant de savoir que 500 000 vélos sont volés chaque année en France).

Solution pour éviter le vol de vélo ? — Photo by Anthony Ginsbrook on Unsplash
J'ai donc sauté à pieds joints dans le #velotaf (réaliser ses trajets domicile-bureau à vélo et ce chaque jour!) pour mon plus grand plaisir j'en parle ici quand j'ai réalisé le 11 juillet dernier que mon vélo avait disparu en face du bureau.
La déception fût très grande en réalisant que quelqu'un m'avait dérobé mon vélo, c'était un peu comme une intrusion dans ma vie privée. Le sentiment d'impuissance était immense car je savais bien, à ce moment, qu'il était perdu à jamais.
J'ai regardé toute la journée sur Leboncoin si je le voyais passer. L'idée m'est même venu (pour me venger) d'acheter ce magnifique Canyon Commuter 4.0 qu'un vendeur cédait pour 500€ pile (quand ce vélo neuf coûte la bagatelle de 1200€) et puis je me suis ravisé car j'allais alimenter et encourager encore plus de vol en achetant ce vélo volé (c'est évident, ce type de vélo ne décote pas à ce point).
J'étais en rage, bien sur j'ai regardé 5 fois sur les grilles du square si je ne l'avais pas garé ailleurs, bien sur je me suis remémoré ma journée afin d'être sur d'être venu à vélo ce jour ou si je ne l'avais pas garé dans une autre rue. Bien sûr je me suis souvenu du prix de l'engin. Bien sûr on m'avait volé mon vélo.
Mais ma plus grosse surprise fût la sensation à laquelle je n'étais préparé: le vide. J'allais devoir faire autrement le lendemain matin. Reprendre mon scooter, le métro ou autre, jusqu'à l'achat d'un nouveau un vélo. Ce fût un “choc” que de réaliser que j'étais piqué à ce point.
Je m'étais fait à ce vélo, il me convenait. Bref il y avait de l'affect: incroyable et impensable à quiconque ne pédale pas régulièrement je crois (cf : moi il y 10 mois).
J'ai donc très rapidement racheté le même vélo car je ne pouvais pas m'en passer. Il fallait que je remonte, c'est tellement plaisant et vivifiant.
Je trouve tellement de plaisir dans le vélo que j'envisage le bikepacking pour un weekend randonnée. En fait, j'aime beaucoup la randonnée, la course en montagne, le ski de fond et les efforts longs, cependant, mes genoux me font mal par moment ce qui rend ces disciplines moins plaisantes. Mais depuis que je velotaf je n'ai jamais ressenti ces douleurs, donc le bikepacking semble être la bonne pratique de remplacement. Je vais donc m'y essayer je crois.

Cela est en train de mûrir dans ma tête et je crois avoir trouvé des compagnons de route pour une première sortie à la rentrée.
Que me conseillez-vous pour bien démarrer ma première rando vélo sur un weekend?
Geoffrey
Je vous invite à lire, pour vous inspirer j'espère, comment j'ai réussi à sauter le pas du vélotaf…
Cela fait des mois, voire des années que j'y pense. Cette idée me hante et tourne en tâche de fond : “pourquoi ne pas aller au travail à vélo.

Qu'est ce que j'attends ?”
Je connais les bénéfices à court et long terme, tant personnellement que pour la société. Cependant je n'arrivais pas à m'y résoudre. Il y avait toujours une bonne excuse pour ne pas m'y mettre :
Vous l'avez compris j'étais prêt, j'avais envie, mais la dernière étape était la plus dure à franchir.
Mais j'ai réussi.
Après la naissance de mon fils, la fatigue commençait à s'accumuler. J'étais toujours fatigué et franchement pas drôle. Réellement j'étais aigris et ne voyais pas le bout du tunnel. C'est surtout mon épouse que cela énervait passablement. J'étais chiant !
J'ai toujours fait beaucoup de sport, mais depuis quelques années mes baskets dorment, elles aussi, au fond du placard. Je connais pourtant les bienfaits d'une activité sportive sur le moral et l'énergie que cela procure.
Après une analyse très poussée, il était clair qu'il m'était impossible d'ajouter des heures de sport dans ma semaine chargée et réorganisée depuis peu, j'en conclus qu'il fallait les intégrer à ma routine quotidienne.
Le trajet domicile \<—> travail était la voie #velotaf. Le vélo s'imposait comme l'excellente solution.
J'ai la chance de vivre à Puteaux et de travailler boulevard Haussmann = 15km de trajet quotidien quasiment plat. Cela devenait envisageable en fait. Sans parler du fait que mon envie de vélo grandissait ces derniers mois.
J'avais décidé de me donner une vraie chance de réussir. Pour cela, il me fallait un vrai vélo. Pas un vélo qui laisserait place aux excuses.

Ni une ni deux, le samedi suivant je suis allé acheter le nouveau vélo sur lequel j'avais jeté mon dévolu. Un touring urbain de chez Cube (600€ en promo) avec les accessoires que j'avais jugé nécessaires :
Ayant déjà le casque et le sac messager, j'étais prêt.

J'avais décidé de faire mon trajet quotidien en vélo et j'avais décidé de le faire au détriment du style pour rester en vie. Certes la chasuble jaune n'est pas des plus élégante mais nécessaire. Tout comme l'ajout de led en complément des phares intégrés au vélo afin d'être très visible.
Sur la route, les vélos ne sont respectés que s'ils sont visibles et s'ils roulent à la vitesse du trafic (plus ou moins). Il faut s'engager et “entrer” en négociation avec les automobilistes.
J'étais enfin prêt, et tellement excité de démarrer le lendemain matin.
Réveil à 7h pour un départ à 8h pour être sûr d'arriver avant 9h à mon bureau.
Débuter par un matin d'hiver le 5 décembre était ambitieux, mais je n'ai pas réellement choisi la date. Elle s'est imposée.
Donc à 8h, je chevauche mon destrier. J'allume toutes les led et je pédale sans réfléchir. Très vite ça tire dans les cuisses. Très vite la perspective du trajet me fait peur. D'autant que je connais ce trajet par cœur, je le fais en scooter quotidiennement depuis 2 ans.
Ça va être long je le sens. Qu'est ce qui m'a pris !
27 minutes plus tard, j'arrive au pied de mon bureau fier comme un explorateur qui a franchi une étape importante. À ce moment je sais que c'est gagné, que je ne reviendrai pas en arrière.
Ma journée fut énergique, souriante et enthousiasmante. Le bonheur.
2 mois et 400 km plus tard je puis vous assurer que c'est la meilleure décision que j'ai prise depuis longtemps. J'ai rangé la fatigue au placard. Je dors mieux, je suis plus énergique, j'ai besoin de moins d'heures de sommeil et surtout je me réveille sans difficulté et me lève à la première sonnerie.
J'ai redécouvert des muscles, je me tiens plus droit car les abdo et mon dos sont plus musclés que jamais.
En 2 mois j'ai adapté mon utilisation et ma routine. J'ai équipé mon vélo d'une sonnette/klaxon digne de ce nom afin de ne plus risquer ma vie, celle des piétons et des automobilistes peu attentifs.
J'ai relégué mon sac messager pour un sac sacoche porte bagage car le messager était gênant, douloureux à la longue et source de transpiration. Je ne commute plus en vêtement de travail mais avec une tenue adaptée (Jean, t-shirt, basket, doudoune légère et coupe vent). Mon pantalon, ma chemise et mes chaussures sont bien rangés dans ma sacoche et je me change en arrivant au travail. C'est plus confortable et je n'abime rien.
J'ai aussi équipé mes pédales de cale pied pour être plus efficace et utiliser l'ensemble des muscles de mes jambes : j'appuie tout en tirant, c'est moins fatiguant et tellement plus efficace.
J'ai réalisé également que le plus important n'est pas tant d'appuyer très fort sur les pédales mais d'avoir une fréquence de rotation importante.
Le tout associé à un excellent timing de passage de vitesses et la moyenne augmente rapidement. Sans parler du fait qu'avec les jours, le trajet devient de plus en plus facile : je me muscle de nouveau !
Bref, vous l'aurez compris je suis ravi d'avoir sauté le pas.
Depuis, je fais donc 50 minutes de sport tous les jours. C'est inespéré. Je n'ai jamais fait autant de sport de ma vie. J'ai profité d'une difficulté pour la transformer en une opportunité incroyable.
Vous aussi, vous pouvez probablement saisir une opportunité à votre niveau pour vous sentir mieux et contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Le compte rendu de l'INSEE sur la mobilité montre que 58% des actifs utilisent leur voiture pour leur trajet domicile-bureau de 1km ou moins. Vous avez certainement une opportunité à saisir.
Et pour compléter ma motivation, j'alimente le compte bancaire de mon fils de l'économie d'essence mensuelle que je réalise en pédalant.
j'ai écris ce texte en février 2017 sans le publier. Je le publie aujourd'hui avec 896 km au compteurs de mon CUBE. Je confirme, c'est vraiment merveilleux de faire 50 minutes par jour. Je ne porte plus la chasuble car elle ne permet pas au corps de bien respirer. Cela augmente de beaucoup la transpiration. J'ai acheté un casque vert “presquefluo”. Je ne recommande finalement pas les cale pied tant ils abîment les chaussures. Je viens de commander de nouvelles pédales avec des straps de fixie pour un rendement identique j'espère. A+ pour de nouvelles aventures. Geoffrey