Geoffrey Arduini

randonnée

Voila 4 ans que chaque mois de mai nous dormons dans le train pour nous réveiller à Lourdes, continuer en car jusqu'au pied de la montagne pour 3 ou 4 jours de #randonnée entre amis. C'est toujours un grand bonheur de préparer la trace, d'imaginer les cols, les lacs, les ascensions, les bivouacs, les baignades dans les rivières et les lacs et de passer du temps ensemble.

5 cm de neige sur les tentes au réveil

Et chaque année, c'est la même chose : les plans changent au minimum 3 à 4 fois car le temps est très incertain voire carrément hivernale. Et cette année n'a pas dérogé à la règle. C'était l'hiver avec des chutes de neige, un brouillard épais et le PGHM qui nous dit que la manteau est instable et que les risques d'avalanches sont bien présents.

Donc on s'adapte, on regarde les cartes, on imagine de nouveaux tracés, on fait évoluer le sac et l'équipement jusqu'au dernier moment avant le départ afin de partir avec le juste sac et le poids !

Cette année, les Saintes-Glaces se sont jouées de nous. 4 jours sur places, 4 saisons, 1 saison par jour. Mais en fait, on aime ça. On aime ça quand les conditions évoluent et que tout n'est pas si facile. Notre règle est simple : pas d'imprudence, pas de danger, du plaisir et le retour à la maison en un seul morceau.

Partant de ce postulat, ces 4 jours sont toujours un grand moment de partage et d'échange, agrémentés de D+ et de D- avec des bivouacs entre les deux.

Alors cette année, on aura eu :

  • un bivouac sous 5 cm de neige à 1300 m d'altitude,
  • un lac et ses sommets dans un brouillard épais,
  • une journée libre dans Cauteret à manger de la raclette et boire des bières pour tout faire sécher,
  • une belle journée de printemps pour monter au refuge
  • un retour sous une matinée d'été avec un ciel totalement dégagé
  • et un retour sur Lourdes avec la pluie.

Mais nous reviendrons c'est évident. Cet été peut-être pour randonner sur la trace initiale autour de Gavarnie et Ordesa, et puis l'année prochaine aux Saintes-Glaces pour voir ce que les #Pyrénées nous réservent.

tous les 3 dans la vallée de Marcadau

brouillard épais jusqu'au lac d'Ilhéou

en proche du lac, le refuge semble posé sur le rocher

En route vers le lac d'Iihéou dans le brouillard

Ancienne gare, en bois, de train à Cauteret

La limite pluie neige visible dans les sapins

En chemin vers le refuge de Marcadau

Très beau refuge Marcadau

6h du matin redescente vers Cauteret

La vallée de Marcadau

La neige du matin avec le soleil rasant

Le lac du paradis, ,n'est plus un lac mais une tourbière

Mais où vont ils tous ? à Cauteret. Plaque émaillée publicitaire


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Sac pour une semaine (tente, couchage, change, accessoires) : 10kg

Le résumé

  • Un sac léger (0,5 à 0,8 kg) change la vie en randonnée.
  • Supprimez le superflu : peu de poches, pas d'armature, pas d'imperméabilité inutile.
  • Organisez votre sac pour ne plus y penser et allégez-vous des peurs inutiles.
  • Ne portez jamais plus de 15% de votre poids corporel.

C'est l'été, les vacances approchent, mer ou montagne ? En bon minimaliste, je randonne léger. Je vous le conseille, que ce soit pour une randonnée à la journée ou de plusieurs jours, un sac à vide de 700 g maximum change la vie.

J'ai besoin d'un sac léger car je veux préserver mon corps et garder une souplesse de mouvement. Je veux sentir mon corps évoluer librement sur le chemin. Je veux me simplifier la vie. Je cherche à faire corps avec mon sac souple, léger et compact. Un sac léger avec peu de rangements me libère l'esprit. Je n'ai pas à chercher partout et dans toutes les poches pour trouver ce que je cherche. À l'intérieur, j'ai trois sacs étanches pour compartimenter (un de vêtements, un de nourriture, un d'accessoires). Le filet extérieur comprend le tout-venant nécessaire sans ouvrir le sac (veste de pluie, sur-sac, gants, bonnet). L'idée est de ne pas avoir à ouvrir le sac sauf lors des pauses repas. J'aime ranger mes affaires toujours au même endroit et de la même manière pour ne plus y penser.

Je dois l'avouer, j'aime les sacs à dos (look, technicité, praticité) et, depuis toujours, je les étudie à chaque fois que j'en vois. Ceux qui ont ma préférence sont les légers, minimalistes, souples et peu onéreux. Il y a quelques années, j'ai acheté un Simond 33L+8L chez Décathlon et ça a été le début de ma quête du léger et pratique. Je n'ai jamais retrouvé de sac aussi minimaliste et léger chez D4 depuis celui-ci. C'est un sac à dos d'escalade donc il lui manque un filet extérieur pour stocker le tout-venant, mais à 530 g vide, c'est un vrai super sac de randonnée. D'autant que son prix était de 45 ou 50 euros. Un vrai bon plan (il a un peu augmenté ces derniers temps mais reste un bon plan → voir sur le site de Décathlon).

Le sac SIMOND Escalade 33L+8L

J'ai d'autres sacs à dos légers et aux formats différents mais avec une constante : pas d'armature, pas de rangements intérieurs et pas étanches ni imperméables (le sur-sac fait le job pour moins cher et plus léger).

Je ne vais pas vous faire un cours de sac à dos car chacun a sa sensibilité, mais il y a deux ou trois trucs à savoir avant de commencer :

  • Aucun sac ne vous empêchera de transpirer du dos : les arguments marketing pour un dos ventilé coûtent cher en poids de sac et en euros. Alors, prenez un sac le plus léger possible et 35 à 40 litres de contenance suffisent souvent.
  • Notre corps porte confortablement au maximum 15% de son poids. Je pèse 70 kg, je dois porter 10,5 kg au maximum (70*0,15). Alors, faites le calcul pour vous. Combien de kg de chargement vous reste-t-il ?
  • Peser son matériel, supprimer tout ce qui est en triple exemplaire, voire en double. En rando, je porte toujours la même chose. Je lave et/ou rince à l'eau claire ma tenue qui sèche dans la nuit ou à même le corps dans la journée.

Enlever ses peurs

Un dicton dit que notre sac à dos est rempli de nos peurs. Et c'est vrai qu'avec l'expérience, ce sac devient de plus en plus léger et minimaliste. Je me souviens de mes premières randonnées avec plein d'articles inutiles, lourds et encombrants. Je les avais emportés “au cas où” ! J'étais parti avec de nombreuses peurs.

Aujourd'hui, je n'ai plus peur, je me connais en randonnée, je connais mon matériel et je sais comment l'adapter pour répondre à toutes les éventualités. J'ai une liste de matériel avec laquelle je pars inexorablement. Mon sac est à 95% identique quelle que soit la saison et la durée de la randonnée. Je sais qu'il peut faire très froid l'été et il pleut en toute saison, par conséquent, l'équipement est le même.

Que faut-il regarder pour un sac léger et pratique ?

  • Le poids total : 0,5 kg à 0,8 kg, pas plus,
  • Pas d'armature,
  • Peu de poches,
  • Peu de zips,
  • Pas de grosses boucles d'accroche,
  • Une ceinture légère sans les grosses mousses et un tissu léger et pas nécessairement imperméable (nous comblerons avec un sur-sac étanche et très léger),
  • Pas de compartiments intérieurs,
  • Deux filets extérieurs pour y stocker le tout-venant et le rendre accessible,
  • Ajouter quelques mousquetons plastiques pour varier les attaches extérieures.

C'est ma recette confort pour des randonnées confortables, je ne dis pas avoir raison, je dis que cela me convient. Une chose est certaine malgré tout : un sac léger est plus que bénéfique pour le corps.

Je sais que ce genre de sac ne se trouve pas dans les commerces. Je ne sais pas trop pourquoi alors la solution c'est l'achat en ligne. Voici quelques marques pour commencer :

#randonnée #matériel

Je vous suis reconnaissant d'avoir lu ce récit. Si vous pensez qu'il a de la valeur pour vos proches, partagez-le et créons une tribu d'Alchimistes de l'attention.

Geoffrey
- Aimer sa vie pour illuminer celle des autres


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Dès ce mercredi fin d'après-midi je pars fantômer sur les traces des Vaches Rouges dans le Cantal. Si vous êtes dans la zone du Cézallier (aka La Mongolie française) au sud du Puy de Sancy nous pourrions nous croiser et fantômer un peu ensemble.

Fantômer ! c'est quoi ? Je vous expliquer ma vision sur ce mot que j'ai inventé : https://geoffreyarduini.com/fantomer-lart-de-disparaitre-pour-mieux-se-retrouver

#note #fantômer #randonnée


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Merci pour ton commentaire. Fantômer à ma manière n'est pas la plus évidente pour tous. En revanche, prendre 2 ou 3 nuits airbnb, en chambre d'hotel ou en gîte permet de supprimer les contraintes du bivouac et de passer 3 ou 4 jours seul à randonner ou marcher à la journée en étoile. Les bénéfices doivent se ressentir de la même manière. Rien que le fait d'être seul (pas de télé, pas de smartphone, de marcher, penser, cesser de réfléchir et lire un peu feront l'affaire j'ose à croire.

C'est bien ce que tu fais, peut-être un jour seras tu tenté par une expérience un peu plus proche de la nature pour t'ensauvager !

Réponse à un commentaire lorsque j'avais encore le compte substack

#note #fantômer #randonnée #ensauvagement


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Photo de Ludovic dans la brume du Vercors en noir et blanc

Devenir “fantôme”, n'est-il pas le rêve de tout enfant ? Passer à travers les murs, s'immiscer dans des lieux improbables sans demander d'autorisation ou juste être invisible et faire ce que l'on veut. Etre inattrappable !

Et bien c'est possible et sans magie noire. Je le fais régulièrement depuis quelques années et pour mon plus grand bonheur et au bénéfice de ma santé psychique.


Fantômer (devenir fantôme)

Se retirer seul pour un temps à définir (un WE, une semaine, un mois, un an), déconnecter de tout pour échapper au bruit quotidien, être en mouvement et se recentrer sur soi-même afin d'être réceptif aux signes que la vie nous envoie, pour revenir plus à l'écoute et plein d'idées neuves. C'est retrouver : clarté, créativité et énergie.


Comment je fais ?

Il n'y a pas de recette, et chacun fantômera à sa manière. Pour ma part, je fantôme le plus souvent en randonnée à pied.

Je prévois un temps minimum de 2 jours. Je vise une région en France, le plus souvent accessible en transport en commun (train, car). Je regarde les cartes de la zone, je cherche une trace de randonnée qui me convienne puis je prépare mon sac de randonnée. C'est assez simple car je suis rôdé maintenant. Mais, les débuts ont été plus hésitants, plus prévoyants, plus indécis. La version train permet de déconnecter au plus tôt.

Ma première virée solo, je l'ai faîte à vélo en Bretagne. J'avais très envie de partir seul. Mon frein était ma vision, ma projection, de ce que cela devait être. Il FALLAIT que ce soit en toute autonomie et en bivouac perdu au milieu de nulle part. Cette croyance était limitante car je me sentait en insécurité dans cette version de l'histoire. Donc je ne partais pas.

Lors d'un échange, sur ce sujet, avec Isabelle (ma coach ennéagramme), elle me fait avancer sur le chemin de cette croyance pour réussir à me faire dire que ce serait formidable si je partais seul tout en m'autorisant à dormir dans un camping si j'en ressentais le besoin. Cela a tout transformé en moi. J'avais une autre version de mon aventure. Moi qui avait l'idée de performance en reliant Saint-Brieuc à Brest tel un fugitif qui ne se montre pas, et fait au plus vite, j'allais le faire à la manière d'un explorateur solitaire qui prend le temps de regarder et de contempler les beautés de la région.

J'ai donc pris mes billets de train. J'ai dormi au camping pour mes 3 nuits. J'y ai fait de très belles rencontres, j'ai passé des soirées très sympa. J'ai diné avec la famille voisine le premier soir et, le second soir, mes voisins hollandais m'ont déposé une bonne bière devant ma tente alors que je me baladais sur la plage. Belle surprise à mon retour.

Mon premier voyage solo initiatique m'a ouvert les yeux sur ce qu'est “fantômer”. C'est être seul physiquement pour se confronter à sa vie.

Ma manière de fantômer n'a pas vraiment changé depuis ce jour. J'ai pris de l'expérience en bivouac alors je m'autorise des nuits solo perdues au milieu de nulle part, mais j'aime tout autant une nuit au camping ou un bivouac partagé avec des inconnus. Les trois versions sont parfaites pour moi car elles sont le fruits de mes émotions du moments et de mes choix. Rien ne me freine à partir et c'est une grande satisfaction et ma liberté.

La puissance révélatrice du fantôme qui est en moi

Devenir fantôme m'apporte une puissance, une énergie incroyable. Me retrouver seul avec soi même est un exercice de profonde introspection créatrice de valeur interne (Schumpeter es-tu la !!!).

La marche, la randonnée à pied ou à vélo sont d'excellents moyens de combiner l'introspection et l'activité physique nourricière pour le corps. J'aime le faire en autonomie dans des régions isolées et souvent sans ou avec peu de réseaux. L'autonomie apporte la connexion à la nature si importante dans le processus. Manger et bivouaquer au milieu du Vercors, du Morvan, au pied du mon Lozère, en haut des falaises des gorges du Tarn ou au bord d'une rivière à 1800 m dans les Pyrénées m'apportent une vitalité incroyable.

Fantômer n'est pas simple de prime abord : partir seul, s'imaginer seul, dormir dehors au beau milieu de nulle part seul n'est plus naturel. Cela semble dangereux et inconfortable. Pourtant, dormir sous un tarp (une bâche légère disposée à la manière d'une tente) permet d'être pleinement connecté à la nature, d'en faire partie, de ressentir son énergie. J'aime sentir l'herbe sous mes pieds nus, l'odeur de la terre humide et regarder le ciel étoilé depuis mon “lit”. Mais il n'est pas toujours étoilé ce ciel, c'est l'image d'Épinal ça. Il est très souvent couvert, menaçant, obstrué. Alors je me sens petit et vulnérable dans cette nuit noire qui devient très sonore, voire bruyante, au fur et mesure que la nature prend ses droits. Je me sens comme un étranger. Alors j'ouvre mes sens, j'accueille le moment depuis mon sac de couchage, j'écoute, je respire, je ressens et je finis par me sentir chez moi. Maintenant, je suis prêt à m'endormir avec le souffle du vent sur mon visage, l'odeur de la terre qui m'envahit et le chant de toute la forêt pour berceuse. Cette connexion je la recherche. C'est elle qui me permet de déconnecter pleinement.

Stevenson écrit avec des galet sur le GR70 ou chemin de Stevenson Vue sur mon vélo de randonnée sur un baie du Pays Basque espagnol Vue dans la brume depuis le Miradoura da Boca do inferno sur l'île de San Miguel dans l'archipel des Açores Matériel de randonnée étalé au sol pour une vue globale je randonne sur le chemin de Stevenson sous le soleil Vue sur mon vélo dans la gare de Bilbao lors de mon retour vers Paris Vue sur notre bivouac de tarp dans les Vosges Vue sous un tarp avec une installation minimale

2 jours minimum, à partir de 4 c'est top

Le plus bénéfique pour moi est bel et bien de passer la barrière des 3 ou 4 jours salutaires à la dépollution de mon esprit de toutes mes pensées de vie courante. Une fois toutes ces ruminations évacuées, voila que l'état médidatif s'invite au rythme de mes pas et de mon souffle sur des chemins cahoteux, longs et bien souvent dénivelés. L'effort apporte ce supplément de purge nécessaire, et ma respiration au rythme d'un métronome me mène vers un état de conscience quelque peu modifié qui me permet de voir ma vie différemment. Lors de ma grande randonnée de 10 jours seul sur le GR70, j'ai atteins cet état au 3ème jour, les 7 autres ont été d'une grande source de réflexion, d'introspection, de vision de ce que je voulais dans mon futur, de mes potentialités et du sens que je voulais donner à ma vie.

C'est salutaire

Pour moi, c'est comme un rite initiatique, maintenant que je connais tous les bénéfices de cette démarche elle fait partie de ma vie et de mes besoins. Quelle aurait été ma vie si j'avais “fantômer” dès mes 20 ans !! Il y a fort à parier que j'aurais choisi une voie plus centrée sur mes envies et mes émotions. J'aurais été plus à l'écoute de mes besoins et de ce qui m'anime.

Je n'ai pas de regret, je suis reconnaissant d'avoir découvert cela à 44 ans. Il me reste tant d'années pour influer sur le cours de la vie que je ne peux que lui sourire et regarder le chemin s'illuminer au rythme de mes pas.

#writefreely #fantômer #randonnée

Je vous suis reconnaissant d'avoir lu ce récit. Si vous pensez qu'il a de la valeur pour vos proches, partagez-le et créons une tribu d'Alchimistes de l'attention.

Geoffrey
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Devenir fantôme, c'est s'offrir une parenthèse loin du bruit du monde, pour mieux se retrouver.

Marcher seul, c'est renouer avec la nature et son énergie vitale,

Oser la solitude, c'est dépasser ses peurs et s'ouvrir à l'introspection profonde,

Ce temps à l'écart libère la créativité, la clarté d'esprit et l'élan pour choisir sa propre voie,

Fantômer, c'est un rite initiatique moderne : je reviens toujours plus vivant, plus aligné, et prêt à illuminer la vie des autres,

Et vous, quand avez-vous pris le temps de fantômer pour vous reconnecter à l'essentiel ?

#note #fantômer #randonnée


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