Geoffrey Arduini

Le blog de l'an 2000

Nous y voila. La fin de saison approche et je vais prendre un grand plaisir à regarder le Final Four du prochain week-end.

Le plus cocasse, c'est qu'il a lieu à Athènes dans la salle du Panathinaikos et que le Pana s'est fait éliminé, contre toute attente, contre Valence.

Ça va être beau et intense.

J'ai construit un début de workflow n8n pour publier l'ensemble de mes articles. Tout est en markdown dans des fichiers .md et je vais les passer dans le workflow un à un pour tester puis compter sur l'efficacité de ce workflow.

Je dois tester encore un peu mon système d'hébergement des images. J'ai construit un système avec NocoDB pour avoir un imgur auto-hebergé et avec base de donnée. J'ai un formulaire pour charger de nouvelles images.

Je vais tester cela prochainement. Donc les +100 articles vont revenir bientôt j'espère.

Donc.....je viens de récupérer les raquettes pour l'aventure pyrénéenne 🥰

Ludovic dans le train de nuit pour Lourdes

L'idée est de passer sur un système permettant la création de contenu de manière plus simple, plus fluide et plus rapide. Et le gros point fort c'est la connexion ActivityPub !

Donc cet article est un test pour découvrir le système

Et en même temps je regarde la série MobLand de Guy Richie.... et c'est du Richie....

Dans la migration il faudra gérer...

–> gérer les images avec des URL en ligne !

Donc j'envisage de faire comme ça :

  • dans NocoDB
  • j'ai créé un projet d'images #autohébergé et de partage
  • avec URL public pour les imports

Ensuite

  • il faut que je traite mes articles pour gérer les url des images justement
  • et puis que je gère les front-matter historique pour :
    • garder les données de date de publication originales et
    • les tags !!

Donc pas mal de boulot mais je ne suis pas pressé

Un peu chaque jour pour tout retrouver dans ce blog et reprendre la publication régulière, car le système sous Pelican ne me permettait pas de le faire, enfin ma configuration ne me le permettait pas.

un test d'image ? photo de profil Geoffrey Arduini

J'étais au Listener hier soir (10 Rue Vivienne Paris 75002) pour une session d'écoute de l'album magnifique IGOR de Tyler The Creator.

M A G I Q U E

La salle d'écoute est incroyable.

L'heure d'écoute est un moment de détente et de communion avec la musique comme rarement expérimenté.

le Listener, 10 rue de viviene Paris 02 - Bar et Salle d'écoute de musique de haute qualité

salle d'écoute avec ampli et enceintes incroyable

Site internet Listener Paris

Tente Sibley 400 Canvascamp au camping

Je ressens le besoin de me déconnecter des réseaux sociaux et de leur emprise sur le temps, ainsi que des potentiels méfaits sur ma santé mentale. Je ressens le besoin de m'éloigner de la vie bruyante et en constante agitation pour trouver le calme de la nature, de la forêt et les joies de la lenteur. Voilà pourquoi j'aime et j'ai tant besoin de “fantômer” (à découvrir dans ce récit).

J'ai testé plusieurs solutions pour trouver la bonne formule. Pour étancher ma soif d'aventure, de liberté et de nature, j'ai essayé le van et le camping-car. Cependant, je n'y ai pas trouvé la liberté et la simplicité que je recherche. Dans le van, il y a une opportunité si celui-ci est peu aménagé. Le camping-car n'est pas une solution qui me convient : il est trop grand, trop lourd, trop sophistiqué, trop étriqué à l'intérieur, et c'est une charge mentale trop lourde pour des vacances. Ce micro-appartement ne me convient pas.

La combinaison de ces facteurs m'amène à privilégier des vacances au camping. Un camping nature, j'entends par là un camping avec des emplacements ouverts, immenses et non délimités. Un espace naturel dans lequel s'installer et se sentir vivre sans être collés les uns aux autres. Un camping nature, c'est faire partie d'un tout avec des gens qui ressentent le même besoin de nature, d'écologie, de conscience, de calme et de liberté. Un camping avec quelques équipements (piscine, jeux extérieurs et de l'espace) pour répondre aux besoins sociaux de mon fils, lui permettre d'entrer en connexion avec d'autres enfants, de jouer et d'expérimenter.

Sous la tente, je me sens revivre, je ressens la simplicité d'une vie possible. Sous notre grande tente tipi, je suis au cœur de la nature, je vis au sol, j'évolue avec le regard qui fuit vers l'herbe et les chênes. La toile de coton du tipi est un véritable théâtre d'ombres chinoises lorsque le soleil, les branches et les feuilles se donnent en spectacle. La grande hauteur du mât central donne à notre tipi un aspect de cathédrale de coton, véritable refuge paisible sous la pluie.

Intérieur tente Sybley 400 Canvascamp, vue de la toile avec les arbres en ombres chinoises

Cette liberté du dedans / dehors, je ne la ressens nulle part ailleurs. Je la vis à travers la liberté que ressent mon fils dans cette vie sans barrières. Pas de porte, pas d'escaliers, pas d'ascenseur, pas de fenêtre, pas de clés, pas de serrure, pas de SAS. Le dedans est le dehors, et inversement. La vie sans friction, sans horaire ni distance. La liberté au sein d'un camping de 12 hectares. La liberté d'aller et venir à vélo à tout moment et en tout lieu. La liberté de passer voir les copains et de revenir. La liberté d'utiliser l'évier extérieur au milieu des chênes pour faire une vaisselle minimaliste. La liberté de tout laisser ouvert en partant. À quoi bon fermer à clé quand l'intérieur n'est séparé de l'extérieur que par une fermeture éclair et une toile de coton ? La liberté de laisser les vélos sans attache, posés contre un arbre.

Ce changement de paradigme, cette quantité immense de liberté et cet oubli du temps sont des accélérateurs de déconnexion. C'est pour moi extrêmement salutaire et rafraîchissant. J'ai depuis quelques années abandonné les vacances en hôtel ou en villa, car je ne m'y retrouvais pas. J'ai testé le van, le camping-car et le camping. De toutes ces formules, le camping est celle qui m'a le plus vite déconnecté. C'est aussi la formule qui est la plus éloignée de ma vie quotidienne, et c'est pourquoi je la privilégie.

Je me sens libre d'aller où je veux avec cette formule. L'équipement dans mon coffre, la France et l'Europe s'ouvrent à moi sans aucune considération de prix ou de disponibilité. Il y a beaucoup de campings et les nuitées sont toujours à des prix dérisoires (en comparaison avec des villas ou des hôtels).

L'unique variable est notre envie d'un ailleurs !

Je vous suis reconnaissant d'avoir lu ce récit.

Geoffrey
- Aimer sa vie pour illuminer celle des autres

Photo de l'équipe de basketball de Lorraine 1993. Fred Weis et moi sommes sur la photo

Equipe de Lorraine de basket-ball – 1993/94 —- J'ai le numéro 5, Fred le 8

Juin, ou comment chaque instant — effort, séparation, rencontre, découverte — m'a appris à mieux habiter ma vie. Ce récit est un fil tendu entre des souvenirs contrastés, tous reliés par l'envie farouche d'être pleinement présent, où que je sois, avec ceux et ce qui m'entourent.

100 kms en 29h

Le mois de juin débute par la randonnée pédestre de 100 km en moins de 30h. Je m'y suis engagé avec Grégory sur un coup de tête, ça n'a pas été simple, et aujourd'hui, j'y repense avec beaucoup de plaisir et de satisfaction. J'y repense en envisageant de m'inscrire pour une prochaine édition. Je n'ai pas aimé partir avec un dossard, ni avec la musique et toute cette foule, mais j'ai aimé la fraternité des ravitaillements, le partage et les échanges entre les équipes, et la collecte de dons si importante. Je souhaite m'engager de nouveau pour toutes ces raisons, et aussi pour revivre la marche de nuit, sentir le corps forcer pour lutter contre la fatigue et trouver les ressources pour améliorer mes conditions face à cette dernière.

Enfin le séjour de mes rêves

Après bientôt trois ans dans mon nouvel appartement, je viens d'en finir l'anti-équipement. J'ai vendu mon canapé.
Je l'ai mis en vente au début du mois de mai ; il a rencontré beaucoup d'intérêt très rapidement mais peu de vraies touches, jusqu'au jour où Emmanuelle veut le voir. Elle vient à l'appartement. Me confie que c'est exactement le modèle qu'elle cherche, car elle l'a eu dans une vie passée, mais qu'elle doit vendre le sien pour financer le mien. Je lui dis : « OK, je vous le garde, prenez le temps de vendre le vôtre et rappelez-moi. » Mi-juin, elle envoie un camion avec deux types pour le récupérer. Je suis très heureux que le canapé aille chez elle. C'est drôle, mais j'étais attaché à ce canapé, et je suis “rassuré” qu'il continue une vie sympa chez quelqu'un qui en prendra soin.

Photos de mon salon sans assises pour un mode de vie au sol

Je cherchais à me libérer de toutes mes assises pour mener une vie au sol, sur mes tapis, et profiter de l'espace total qu'offre mon séjour. J'ai repris 4 m² pour évoluer librement, j'en suis très heureux. J'ai tout de même acheté de quoi composer un « canapé » pour les visiteurs : un set de matelas pliants et de dossiers qui permet de créer diverses assises, couchages et méridiennes, et qui aussi enrichissent les possibilités de jeux de mon fils. Ces éléments très modulables sont agréables et utiles.

Module 2

Ce Yoga Kundalini est dans la veine du module 2 Ennéagramme auquel j'ai participé le temps d'un week-end. Le module 2 permet d'entrer plus en profondeur dans les détails des profils grâce aux panels. Deux jours pour écouter, durant 1h, 3 à 7 personnes par profil. Chaque panel prend le temps de partager sa manière de vivre, de faire, d'être et de penser les choses et les éléments de la vie. Ces deux jours ont été riches en profondeur, en partage, en accompagnement et en découvertes de mon être et de la manière de fonctionner des autres, pour s'aimer plus et permettre une plus grande acceptation des différences et des difficultés de la vie en communauté. Ces deux jours ont aussi été magnifiques parce que je les ai partagés avec mes deux amis Mathieu et Hugues, avec qui les liens se renforcent chaque jour un peu plus. Merci à eux deux pour cela.

[Mathieu, Hughues et moi souriant et heureux de nous retrouver pour le module 2 Ennéagramme

Little Big Fred

Un soir de fin juin, Luc, mon ami du basket, m'envoie ce SMS :

Hello Geo, je te conseille de regarder Little Big Fred ! Un doc sur Fred Weis sur Canal... Tu auras une petite surprise... À +

Ni une, ni deux, je regarde le doc. Pour la petite histoire, Fred et moi avons joué au basket en équipe régionale de 1993 à 1995. Il a eu la grande carrière internationale qu'on lui connaît, et moi j'ai continué à aimer le basket. Mais que d'émotions de découvrir la vie de Fred après que nous nous soyons quittés de l'équipe de Lorraine. J'ai toujours suivi ses performances et ses équipes, mais sans que nous soyons en contact pour autant. J'avais tenté d'entrer en contact avec Fred alors que je vivais une année à Cordoue et qu'il jouait à Malaga, en Espagne, mais sans succès. Aujourd'hui, je comprends mieux pourquoi il m'a été si difficile de le contacter à l'époque.

En tout état de cause, ce reportage m'a beaucoup touché par l'authenticité et la sincérité des propos et du partage. J'ai aussi été très touché d'entendre et voir Philippe Ory, lui qui était notre coach et que je n'ai jamais revu. Et que dire des photos uniques de notre équipe de cadets Lorraine que Fred partage, et que je découvre pour la première fois.
“Little Big Fred”, pour un Fred hors norme. Tellement hors norme que le polo Fausse Route taille XXL que je lui ai proposé n'est pas adapté.

A voir : Little Big Fred sur Canal+

Ce mois de juin se termine en douceur, avec la perspective des vacances de juillet. J'en profite aussi pour terminer le livre La voie de la connaissance de Manuel Ruiz, qui renforce le travail intérieur issu des 4 accords Toltèques.

Et puis 2 podcasts ont eu mes faveurs

Tout savoir et mieux comprendre le café, en boire ? le matin ? le soir ? quel type pour quels effets ? J'ai trouvé cet échange très instrusctif (j'aurais du m'en souvenir hier soir quand j'ai bu un café après le diner partagé au camping ! résultat : insomnie. Ça vaut le coup d'écouter des podcasts)

Et le premier épisode d'une série sur la course à pied, le choix des chaussures et les bonnes pratiques de course. J'ai pensé à toi Marjorie lors de cet épisode. Je pense qu'après cette écoute tu pourrais t'y remettre.

Ce mois de juin a été intense en partage, riche en émotions, plein de douceur et enivrant de promesses.

Je vous suis reconnaissant d'avoir lu ce récit.

Geoffrey
- Aimer sa vie pour illuminer celle des autres

Sac pour une semaine (tente, couchage, change, accessoires) : 10kg

Le résumé

  • Un sac léger (0,5 à 0,8 kg) change la vie en randonnée.
  • Supprimez le superflu : peu de poches, pas d'armature, pas d'imperméabilité inutile.
  • Organisez votre sac pour ne plus y penser et allégez-vous des peurs inutiles.
  • Ne portez jamais plus de 15% de votre poids corporel.

C'est l'été, les vacances approchent, mer ou montagne ? En bon minimaliste, je randonne léger. Je vous le conseille, que ce soit pour une randonnée à la journée ou de plusieurs jours, un sac à vide de 700 g maximum change la vie.

J'ai besoin d'un sac léger car je veux préserver mon corps et garder une souplesse de mouvement. Je veux sentir mon corps évoluer librement sur le chemin. Je veux me simplifier la vie. Je cherche à faire corps avec mon sac souple, léger et compact. Un sac léger avec peu de rangements me libère l'esprit. Je n'ai pas à chercher partout et dans toutes les poches pour trouver ce que je cherche. À l'intérieur, j'ai trois sacs étanches pour compartimenter (un de vêtements, un de nourriture, un d'accessoires). Le filet extérieur comprend le tout-venant nécessaire sans ouvrir le sac (veste de pluie, sur-sac, gants, bonnet). L'idée est de ne pas avoir à ouvrir le sac sauf lors des pauses repas. J'aime ranger mes affaires toujours au même endroit et de la même manière pour ne plus y penser.

Je dois l'avouer, j'aime les sacs à dos (look, technicité, praticité) et, depuis toujours, je les étudie à chaque fois que j'en vois. Ceux qui ont ma préférence sont les légers, minimalistes, souples et peu onéreux. Il y a quelques années, j'ai acheté un Simond 33L+8L chez Décathlon et ça a été le début de ma quête du léger et pratique. Je n'ai jamais retrouvé de sac aussi minimaliste et léger chez D4 depuis celui-ci. C'est un sac à dos d'escalade donc il lui manque un filet extérieur pour stocker le tout-venant, mais à 530 g vide, c'est un vrai super sac de randonnée. D'autant que son prix était de 45 ou 50 euros. Un vrai bon plan (il a un peu augmenté ces derniers temps mais reste un bon plan → voir sur le site de Décathlon).

Le sac SIMOND Escalade 33L+8L

J'ai d'autres sacs à dos légers et aux formats différents mais avec une constante : pas d'armature, pas de rangements intérieurs et pas étanches ni imperméables (le sur-sac fait le job pour moins cher et plus léger).

Je ne vais pas vous faire un cours de sac à dos car chacun a sa sensibilité, mais il y a deux ou trois trucs à savoir avant de commencer :

  • Aucun sac ne vous empêchera de transpirer du dos : les arguments marketing pour un dos ventilé coûtent cher en poids de sac et en euros. Alors, prenez un sac le plus léger possible et 35 à 40 litres de contenance suffisent souvent.
  • Notre corps porte confortablement au maximum 15% de son poids. Je pèse 70 kg, je dois porter 10,5 kg au maximum (70*0,15). Alors, faites le calcul pour vous. Combien de kg de chargement vous reste-t-il ?
  • Peser son matériel, supprimer tout ce qui est en triple exemplaire, voire en double. En rando, je porte toujours la même chose. Je lave et/ou rince à l'eau claire ma tenue qui sèche dans la nuit ou à même le corps dans la journée.

Enlever ses peurs

Un dicton dit que notre sac à dos est rempli de nos peurs. Et c'est vrai qu'avec l'expérience, ce sac devient de plus en plus léger et minimaliste. Je me souviens de mes premières randonnées avec plein d'articles inutiles, lourds et encombrants. Je les avais emportés “au cas où” ! J'étais parti avec de nombreuses peurs.

Aujourd'hui, je n'ai plus peur, je me connais en randonnée, je connais mon matériel et je sais comment l'adapter pour répondre à toutes les éventualités. J'ai une liste de matériel avec laquelle je pars inexorablement. Mon sac est à 95% identique quelle que soit la saison et la durée de la randonnée. Je sais qu'il peut faire très froid l'été et il pleut en toute saison, par conséquent, l'équipement est le même.

Que faut-il regarder pour un sac léger et pratique ?

  • Le poids total : 0,5 kg à 0,8 kg, pas plus,
  • Pas d'armature,
  • Peu de poches,
  • Peu de zips,
  • Pas de grosses boucles d'accroche,
  • Une ceinture légère sans les grosses mousses et un tissu léger et pas nécessairement imperméable (nous comblerons avec un sur-sac étanche et très léger),
  • Pas de compartiments intérieurs,
  • Deux filets extérieurs pour y stocker le tout-venant et le rendre accessible,
  • Ajouter quelques mousquetons plastiques pour varier les attaches extérieures.

C'est ma recette confort pour des randonnées confortables, je ne dis pas avoir raison, je dis que cela me convient. Une chose est certaine malgré tout : un sac léger est plus que bénéfique pour le corps.

Je sais que ce genre de sac ne se trouve pas dans les commerces. Je ne sais pas trop pourquoi alors la solution c'est l'achat en ligne. Voici quelques marques pour commencer :

Je vous suis reconnaissant d'avoir lu ce récit. Si vous pensez qu'il a de la valeur pour vos proches, partagez-le et créons une tribu d'Alchimistes de l'attention.

Geoffrey
- Aimer sa vie pour illuminer celle des autres

Je fait le pari du papier

Peu après la naissance de mon fils, je réalise l'effet miroir sur lui. Cet effet est si puissant que c'en est déroutant, effrayant mais aussi un levier magique d'éducation.

Donc, comme personne ne m'a appris à être père, je découvre tout. Je découvre surtout que mon fils me regarde, m'observe et me copie. Quand je le regarde, ébloui par cette vie qui se construit sous mes yeux, lui est en plein apprentissage de tout. Je peux voir dans ses yeux et dans son comportement, semaine après semaine, que son cerveau se construit, que son corps se modèle, que sa vue s'affine.

Quand je comprends qu'il m'observe et me copie, je me dis que j'ai un grand rôle à jouer dans sa représentation de ce qu'est la vie, l'attention portée aux autres, le mouvement, la santé du corps et de l'esprit, la générosité.

Bref, je réalise que ce que je fais sous ses yeux sera fondateur de sa vie de demain. Alors, je prends quelques décisions rapidement, comme faire du sport avec lui et le stimuler au mouvement, écouter tout type de musique pour lui ouvrir l'esprit, ne jamais regarder la télévision en sa présence (depuis le premier jour et encore aujourd'hui) et privilégier la lecture et les activités manuelles, et surtout n'accorder aucune importance à mon smartphone. Celui-ci est relégué à l'état d'outil de communication et d'objet décoratif.

Un jour, je me suis fait la remarque que je lisais beaucoup de contenu d'information sur mon smartphone. Je compris que si je voulais que mon fils prenne un jour un magazine ou un livre entre les mains, il fallait lui en mettre sous les yeux et lui montrer la voie. J'ai donc décidé de m'abonner à plusieurs magazines papier. Depuis 7 ans, je reçois des magazines divers que je fais évoluer en fonction de mes envies.

Premièrement, je lis moins sur mon smartphone et c'est une super nouvelle ; deuxièmement, je renoue avec le long format qui n'existe plus depuis l'avènement des réseaux sociaux ; et troisièmement, mon fils parcourt et lit mes magazines, donc ça marche. Il le fait naturellement, instinctivement. C'est ancré dans sa rétine. Je ne suis pas seul dans cette démarche : chez sa maman aussi, des magazines sont présents et certains identiques. C'est étonnant car parfois nous discutons de sujets dont il lit les grands titres, certaines pages, etc. En ce moment, nous recevons L'Obs, Histoires et Civilisations et Philosophie Magazine.

Et bien, je suis surpris de constater qu'il les parcourt tous sans distinction. Ce n'est pas un singe savant, il ne les lit pas systématiquement, il ne se jette pas dessus non plus. Mais comme chez moi, les magazines sont posés au sol et toujours à disposition, il peut en prendre un de temps en temps et le feuilleter, ou tout du moins lire les couvertures, les grands titres et s'interroger.

L'Obs et les sujets d'actualités politiques ont sa faveur, tout comme les grandes civilisations (Rome, Byzance, les mouvements de religions) et parfois les sujets percutants de Philosophie.

Bref, j'achète du papier. Et le plus récent est le dernier volume de Les Others. Les Others est un média d'aventure qui écrit des récits différents de ce que l'on trouve dans Montagne ou Ski Magazine (auxquels j'étais abonné avant). Ses parutions semestrielles sont léchées, dans un bel écrin de papier qui sent bon, avec de très belles photos et des textes qui font travailler l'imaginaire. C'est une très belle réalisation. Ce magazine est épais (+200 pages) mais aéré. C'est une invitation à la déconnexion et au voyage différent.

J'achète de plus en plus de papier car cela me plaît et je vois que mon fils en a pris le pli. Il aime assez lire, il prend chaque nouveau magazine qui traîne ici et je suis certain que ce prochain numéro de Les Others sur les jeux en extérieur va l'intéresser. Pour ma part, je prends le temps de lire de plus en plus aussi. À mesure que mon fils grandit, je ne lâche pas ma mission initiale qui est de lui montrer une voie possible, celle sans écran, tout du moins avec le moins d'écrans possible. De faire du smartphone un outil et pas un graal.

Je ne force rien, je suis comme ça, c'est simple pour moi de mettre cela en place car j'aime lire, j'aime la connaissance, j'aime le calme, la musique et la déconnexion.

Je suis ravi d'avoir des magazines papier chez moi, cela rend mon appartement très vivant. Cela me donne des objectifs de lecture, car chaque mois, 2 grands formats arrivent. Chaque semaine un nouvel hebdo. Cela peut faire beaucoup et c'est vrai que les échéances reviennent vite. Mais je m'y suis habitué. Au début, je culpabilisais de ne pas tout lire de chaque magazine. Et maintenant, je prends le meilleur de chacun, je lis ce qui m'intéresse vraiment et le reste sera pour une autre fois, mais une autre fois dans un autre magazine ou ailleurs car tous les 3 mois, mon fils et moi portons les formats longs dans la boîte à livres du quartier afin qu'ils profitent à d'autres qui n'ont pas les moyens de s'y abonner. Ces actes de générosité, je tiens à les faire avec mon fils, car la connaissance se partage, se donne, s'offre sans contrepartie, même si parfois nous repartons de cette micro “bibliothèque” avec un ou deux livres sous le bras ;)

Je vous suis reconnaissant d'avoir lu ce récit. Si vous pensez qu'il a de la valeur pour vos proches, partagez-le et créons une tribu d'Alchimistes de l'attention.

Geoffrey
- Aimer sa vie pour illuminer celle des autres

Un saloon sur le plateau du Cézalier dans le Cantal

J'aime l'idée d'être ne capacité de marcher longtemps et sur de grandes distances. Sortir de ma zone de confort pour en apprendre plus sur moi. Des zones d'inconforts, comme tout le monde j'en rencontre au quotidien, alors j'aime à penser qu'en revenant de randonnée je suis chaque fois un peu mieux préparé à les affronter.

Cet audio traite de ce sujet. (je dois retrouver l'audio et le remettre en ligne)

Bonne écoute

Je vous suis reconnaissant d'avoir lu ce récit. Si vous pensez qu'il a de la valeur pour vos proches, partagez-le et créons une tribu d'Alchimistes de l'attention.

Geoffrey
- Aimer sa vie pour illuminer celle des autres

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