Je me réveillle ce matin avec un sentiment de grand bonheur et d'accomplissement. Nous sommes le premier janvier 2026, il est 7h56. Je dors dans le lit du bas et Camil juste au dessus et j'aime ça. Nous sommes tous les deux dans l'appartement de la montagne. C'est toujours avec plaisir que nous occupons les lits superposés lors de nos séjours. Lui adore grimper dans la "cabane" et moi en dessous j'y dors bien. Nous sommes ensemble dans notre "refuge alpin".
Hier, nous avons repris nos marques après le départ des cousins et de la vie à six durant quatre jours. C'était aussi une journée de repos à regarder les skieurs par la fenêtre, à se faire dorer par le soleil à travers la baie vitrée et à préparer notre après-midi, notre repas et notre soirée de réveillon.
L'idée de passer cette soirée seulement tous les deux me ravissait et j'en prends la pleine mesure à cette heure en me la remémorant. Une journée un peu banale à la montagne mais de communion pour nous deux. J'y ai pris tellement de plaisir que j'en éprouve le besoin de l'écrire pour m'en remémorer les moindre détails. Nous avons flâné en pyjama juque 15h. Camil me montrait comment jouer à Subway surfer, moi je lisais des bribes de mon livre. A 15h nous nous sommes mis en marche pour faire quelques courses chez Sherpa. Il nous fallait de quoi pique niquer le lendemain sur les pistes. Une fois fait, Camil a déneigé la voiture. C'était sa grande première alors il l'a fait avec beaucoup d'attention, puis nous sommes descendu dans la vallée pour rejoindre le cinéma de Samöens pour lequel j'avais acheté deux billets pour la séance de 17h30. Le film ? "Bob L'éponge, un pour tous, tous pirates". Mais avant, il nous fallait acheter le repas de fête du soir, direction Sherpa en face du cinéma : pizza, chips, coca, bière et savane. Le repas de fête pas prise de tête = un grand succès.

Le cinéma "Le Criou" est exactement comme il était dans mon souvenir: vieux et aux couleurs passées, délavées: un cinéma d'un autre temps. Tellement rafraîchissant, tellement vrai, tellement authentique. Il m'a fait du bien. Preuve de sa "différence" avec les cinémas asceptysés actuels, Camil m'a fait remarquer toutes les différences: une scène qui nous éloigne de l'écran, des rideaux de salle de spectacle, un "petit" écran, quelques marches pour monter sur ladite scène. J'ai aimé ce voyage dans le temps, à la fois dans mes souvenirs d'enfant et aussi dans la simplicité d'une projection sans artifices. Camil qui se plaignait un peu au début n'a pas boudé son plaisir durant la projection. Nous avons bien ri et passé un excellent moment.

De retour à l'appartement, j'ai préparé le repas de fête. Nous avons joué au Yams et au Black jack. Puis vers 21h, le rendez-vous était pris avec "Narnia : Prince Caspian". C'est lorsque nous avons joué au Yams et au Black jack que j'ai pleinement pris conscience de la chance que j'avais de passer ce moment avec mon fils. Un temps suspendu tous les deux sans rien qui ne puisse nous perturber. Le monde extérieur était occupé à s'affairer et à se préparer pour la grande soirée de l'année. C'est à ce moment que nous avons reformé, avec sa maman par messages écrits et audio, notre famille le temps d'un instant et c'était beau. Pas de nostalgie, seulement de l'attention. A ce moment précis, le monde s'est arrêté de tourner pour nous trois. A ce moment j'ai réalisé que je vivais un instant spécial qui ne se reproduirait pas si souvent. Nous avons mangé nos pizzas en boîte, nos chips en carton et partagé un gâteau franchement dégeu mais mon fils était heureux et moi aussi. J'étais au sommet de mon bonheur. Je n'aurais souhaité être nulle part ailleurs.
21h15, nous débutons l'opus deux de Narnia. 22H50, nous le mettons sur pause pour aller nous coucher. Pas de feux d'artifices ou autre "Bonne annéééééééééééeeeeeee" hurlé sur le balcon. Nous sommes fatigués et il est prévu d'aller skier demain pour notre dernière journée.
Maintenant, il est 9h15, le 1er janvier 26, Camil dort encore et moi je bois un café en écrivant ces mots. Je me remémore ces dernières 24h et j'ai le sourire de béatitude au visage. Nous irons skier c'est certain, à quelle heure, peu importe. Il fait très beau, il y a de la neige et nous sommes chez nous tous les 2 pour profiter l'un de l'autre. J'aime ces moments hors du temps.
Belle et heureuse année 2026
P.S. : Finalement, nous ne sommes pas allés skier, nous avons profité d'un temps lent et long pour jouer au Yams, au BlackJack avec des jetons de Puissance 4 et avons regardé le film "Belle et Sébastien". C'était beau et émouvant. Un magnifique premier janvier.


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Je vous suis reconnaissant d’avoir lu ce récit.
Geoffrey
- Aimer sa vie pour illuminer celle des autres