Geoffrey Arduini

Aimer sa vie pour illuminer celle des autres - Amavita

Pourquoi les cyclistes passent au feu rouge ?

Ce matin il m'est apparu évident en voyant 2 cyclistes en costumes sur VAE bruler 2 feux rouges que la raison numéro 1 était le retour sur investissement, le ROI du pédalage.

Ce ROI passe au dessus de toutes les autres bonnes raisons que vous trouveront ceux à qui vous demanderez:

Mais en fait après bientôt un 1 de velotaf j'ai pu constater une chose : en m'arrêtant aux feux rouges je "perds" 3 à 4 minutes max sur mon trajet de 20/22 minutes. Ridicule de se mettre en danger pour ça.

J'en arrive donc à la conclusion que la principale cause est le ROI. En gros c'est "je ne vais pas prendre mon vélo pour ne pas gagner du temps sur mon mode habituel". Je ne vais pas risquer la pluie, la transpiration et l'insécurité pour moins. Il faut que ce soit plus. Il faut que ce soit mieux. Il faut que "j'y gagne vraiment" et que je puisse le faire savoir si on me demande.

Mais ça c'est l'étape 1 du velotaf. Cette étape, je l'ai vécue aussi. C'est une étape de competition, de chrono contre le mode de transport que le vélo remplace. C'est une étape ou chaque tour de pédale lutte pour sa survie. À cette étape il faut que le trajet soit rapide et que le ROI soit élevé. Mais cette étape 1 laisse assez vite la place à la seconde étape, celle qui ne compte plus les temps mais juste les kilomètres pour comptabiliser l'économie réalisée (pécuniaire, de véhicules sur la route et de CO2). Cette étape 2 se présente quand le velotaf est devenu une véritable habitude. Quand le changement a vraiment eu lieu et que le retour en arrière n'est plus envisagé.

Cette étape augure une étape 3. Je la vois pointer son nez. C'est l'étape du "plus de vélo", de la sortie du WE, de la rando vélo entre potes ou en famille, de l'achat d'un autre vélo pour tenter la route ou le cross. Enfin je n'y suis pas encore alors laissons venir.

Quoiqu'il en soit le vélo est une belle aventure. Cessez de bruler les feux rouges, il n'y a rien à y gagner.

Geoffrey

velotaf, vélo, aventure, travail

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J’ai donc reçu mon remarkable et c’est assez sympathique comme appareil.